Vous l’avez, sans doute, tous déjà remarqué, on se trouve toujours plus beau sur ses photos en noir et blanc. C’est assez antinomique finalement que l’absence de couleur ait quelque chose de plus esthétique qu’une palette de nuances infinies?!
Je trouve qu’il y a comme de la magie dans ces photos qui ont l’air d’appartenir à une autre époque, ces clichés qui nous encrent à un temps passé dont on a la nostalgie sans l’avoir pour autant connu. L’on se regarde et l’on se prend, l’espace d’un instant, pour Gilda (Allias Rita Ayworth dans le film éponyme _ jamais aucune nana n’a eu autant de chien que celle-ci) ou Reth Butler (le mâle à outrance Gone with the wind ).


Alors, in fine, sommes-nous plus beaux parce qu’on se prend pour des personages que nous ne sommes pas? Le noir et blanc ne serait-donc qu’un moyen d’échapper à une réalité que seule la couleur arrive à saisir?…
Mais, peut-être que non?… Peut-être aussi que le “noir et blanc” est beau parce qu’il libère une émotion, une vérité qui autrement se dilue dans les aquarelles, pèche par manque de brillance, et demeure à l’ombre des paillettes?
Finalement, couleur ou noir & blanc?
Voir c’est déchiffrer à travers des codes, et les codes ne sont rien d’autres que des consensus. Et, le consensus est bien parce qu’il est rassurant mais le bien n’est-il pas l’ennemi du mieux? Alors soyons moins consensuels, n’ayons pas peur d’avoir du relief, et jouissons de toute cette variété qui nous entoure.
Je ne saurais choisir personnellement, même si mon cœur penche un peu plus vers la couleur pour la chaleur qu’elle peu apporter aux photos.
Ce n’est pas faux…
De plus je pense que la couleur conserve mieux les souvenirs. C’est un peu comme si la couleur avait une vocation informative, et le noir et blanc une vocation artistique